
Effroyables jardins
Un homme raconte son adolescence, ses difficultés à accepter un père, instituteur apprécié et respecté de tous, qui s’exhibe en Auguste dans toutes les fêtes de fin d’année et autres fêtes de villages. Pourquoi cette obstination à se rendre ridicule avec ses « larges tatanes » et son « pif rouge » dans des numéros de piètre qualité ?
A la majorité du garçon, le cousin Gaston, fidèle ami de la famille juge le moment opportun pour l’éclairer quant à l’obstination de son père et le délivrer de la « malédiction de l’Auguste ».
Pendant la guerre, tous deux, Gaston et le père, étaient résistants et se sont retrouvés un jour, otages des nazis. C’est le gardien des prisonniers, esseulé dans le marasme de la guerre, qui va tenter de leur redonner un peu d’humanité.
Il est clown dans le civil…

L’auteur fait référence dans le titre au poème de Guillaume Apollinaire intitulé « les Grenadines repentantes »

En est-il donc deux dans Grenade
Qui pleurent sur ton seul péché
Ici l'on jette la grenade
Qui se change en un oeuf coché
Puisqu'il en naît des coqs Infante
Entends-les chanter leurs dédains
Et que la grenade est touchante
Dans nos effroyables jardins

Production : Dychka & Cie
Auteur : Michel QUINT
Mise en scène et scénographie : Philippe LAURENT