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Effroyables jardins

L’histoire :

Un homme raconte son adolescence, ses difficultés à accepter un père, instituteur apprécié et respecté de tous, qui s’exhibe en Auguste dans toutes les fêtes de fin d’année et autres fêtes de villages. Pourquoi cette obstination à se rendre ridicule avec ses « larges tatanes » et son « pif rouge » dans des numéros de piètre qualité ?

A la majorité du garçon, le cousin Gaston, fidèle ami de la famille juge le moment opportun pour l’éclairer quant à l’obstination de son père et le délivrer de la « malédiction de l’Auguste ».

Pendant la guerre, tous deux, Gaston et le père, étaient résistants et se sont retrouvés un jour, otages des nazis. C’est le gardien des prisonniers, esseulé dans le marasme de la guerre, qui va tenter de leur redonner un peu d’humanité.

Il est clown dans le civil…

 

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L’auteur :

Michel Quint est né en 1949 dans le Nord. Il est titulaire d’une licence de lettres classiques et d’une maîtrise d’études théâtrales. Aujourd’hui, il enseigne le théâtre au lycée Baudelaire à Roubaix.

Il écrit d’abord pour Théâtre Ouvert, puis pour France Culture qui diffuse ses feuilletons radiophoniques.

La première consécration vient avec le Grand Prix de la littérature policière pour Billards à l’étage en 1989.

Mais le plus grand succès sera Effroyables Jardins en septembre 2000 : prix Cinéroman en mars 2001, prix de la nouvelle de la Société des Gens de Lettres en mai et en mars 2002 prix Jean Claude Izzo. Jean Becker en fait une adaptation cinématographique en 2002.

Michel Quint a dédié ce livre à son grand-père, mineur et combattant à Verdun, et à son père, instituteur et résistant.

 

Le titre :

L’auteur fait référence dans le titre au poème de Guillaume Apollinaire intitulé « les Grenadines repentantes »

 

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En est-il donc deux dans Grenade

Qui pleurent sur ton seul péché
Ici l'on jette la grenade
Qui se change en un oeuf coché
Puisqu'il en naît des coqs Infante
Entends-les chanter leurs dédains
Et que la grenade est touchante
Dans nos effroyables jardins

Note d’intention :

Croire toujours et en toutes circonstances, que les plus petits actes, les plus sobres paroles, les plus simples attitudes empruntes d’humanisme sont autant de fantassins à même de faire reculer le barbarisme.

​​La forme :

« La forme m’est venue spontanément. J’ai juste travaillé un peu la narration à rebours, en abyme, en en compliquant un peu le schéma de base pour en faire un système à volutes. » Michel Quint

 

Un récit en trois grandes parties que le spectateur ressentira nettement sans se rendre compte qu’il passe de l’une à l’autre :

  • Le moment d’avant où il décrit la médiocrité de son entourage (père, mère, sœur, cousin, camarades de classe) avec toute l’amertume que lui inspirent ses 14 ans ; mais avec la vision distanciée de l’adulte qu’il est devenu.

  • Le passage. C’est bel et bien le mot qui correspond le mieux. C’est l’instant où le narrateur apprend le secret qui lie les adultes qui l’entourent. C’est aussi le moment où le narrateur s’efface progressivement et « passe » le relais à un autre personnage : Gaston, qui pris par le feu de son récit devient acteur et nous plonge au cœur de son histoire.

  • Le moment d’après. A l’instant où s’interrompt le récit de Gaston, on retrouve le narrateur, adulte, à notre époque, conscient de la richesse de son héritage. je

 

 

Le jeu :

Porter à la scène un texte littéraire écrit sous la forme d’un récit nécessite de le théâtraliser. La transition entre les trois grandes parties évoquées dans le paragraphe précédent, devra s’opérer en douceur sans que le spectateur se rende compte qu’il passe d’un narrateur à l’autre, du récit à l’action. Pour ce faire, le comédien aura furtivement recours à la pantomime. Le jeu oscillera entre la sobriété, seyante au premier narrateur lors de son récit et la générosité du second qui très vite, emporté par le feu de son propos, plonge le spectateur au cœur de l’action.

 

Plusieurs points seront mis en lumière :

 

  • Les relations père / fils

  • L’humanisme toujours possible, de l’individu noyé dans un marasme

  • La fidélité en amitié

  • La force du clown

  • La simplicité des protagonistes de l’histoire qui n’empêche en rien leur engagement

Le décor :

Parlons ici plutôt d’accessoires. Ne perdons pas de vue que le narrateur est en partance pour Bordeaux. Les accessoires et éléments du décor chemineront au cours du spectacle pour défendre des symboliques différentes : une malle pour partir ou une malle enfermant les souvenirs, un nez de clown pour faire rire ou un nez de clown pour dénoncer… (photos Cédric Perrier)

TECHNIQUE :

Durée : 1h15 environ

Spectacle tout public à partir de 12 ans

Jauge illimitée

2 personnes en déplacement

Possibilité de jouer en extérieur : OUI

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Production : Dychka & cie
Auteur : Michel QUINT

Mise en scène et scénographie : Philippe LAURENT

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